Bronze d'Art, Grès, Bois


Farouche et libre, l'artiste revendique le droit à la libre création et refuse la prise de pouvoir parfois véhémente du concept sur le sensible, Marianne s'amuse, prend du plaisir, il n'y a pas de devoir, aucune obligation. L'artiste, plaque sensible du réel, retranscrit en fonction de ce qui la traverse dans l'instant.

Orientale dans son approche spirituelle, elle a gardé ce besoin de la découverte et des voyages au long cours. Marianne, sereine, sculpte le grès, le bronze, aime la matière craquelée et fumée du raku, le toucher soyeux, sensuel des bois exotiques qui invitent le spectateur à s'approcher, à caresser. Des ardoises de Sarlat aux Portes du Désert de Tozer, du Rajasthan au Mali, c'est là que cette artiste éveillée, adepte de la mobilité, du changement, de l'adaptation puise son univers. Son oeuvre sensible, habitée, envoûtante, offre à toucher du doigt les étoiles, sa voie lactée parsemée de grains d'or, de rencontres et d'instants magiques, qu'elle aime partager.

Les yeux légèrement entrouverts du Bouddha veillent sur le monde, sur l'humanité. La violence des images de l'actualité est transformée pour la grandeur de l'humain, son élévation. "Nous, les humains, avons le pouvoir de faire du beau avec du laid, de transcender". Assez de monstruosités, de récupération, de détournements de pensées, de culpabilisation.

Alain RIVIER (2006- Extraits d'entretien)